10 espèces de mantes parmi les plus étonnantes
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Quand on découvre les mantes, on imagine souvent la grande mante verte “classique”. Puis on tombe sur une mante orchidée, une Deroplatys ou une Gongylus… et là, on comprend à quel point ce groupe est varié.
C’est aussi ce que j’aime dans leur élevage : deux espèces peuvent avoir la même silhouette générale, mais une façon de se camoufler, de se déplacer et de chasser complètement différente. Certaines sont magnifiques mais délicates. D’autres sont moins “spectaculaires” en photo et pourtant bien plus intéressantes pour un premier élevage.
Voici 10 mantes qui, à mon sens, montrent bien cette diversité. Je ne les classe pas de la “plus belle” à la “moins belle” : ce serait impossible. Je préfère vous expliquer ce qui les rend particulières et, quand je les conseille, à quel type d’éleveur.
Celles qui donnent vraiment l’impression de regarder une fleur
1. Hymenopus coronatus — la mante orchidée. C’est souvent celle qui provoque le premier “waouh”. Les lobes sur les pattes, le blanc, le rose et sa manière de se tenir donnent réellement l’impression d’un morceau de fleur.
Je la trouve superbe, mais je ne la conseille pas comme premier choix à quelqu’un qui n’a jamais maintenu de mante. Elle demande plus de précision sur la ventilation, l’humidité et la taille des proies. Si vous avez déjà un peu d’expérience, vous pouvez consulter la fiche de notre mante orchidée.
2. Pseudocreobotra wahlbergii — la mante fleur. Plus petite, très contrastée, elle devient particulièrement impressionnante lorsque les ailes adultes révèlent leurs motifs.
C’est une mante que je conseillerais plutôt à quelqu’un qui maîtrise déjà les bases. Sa petite taille oblige aussi à être plus attentif au choix des proies. Vous pouvez voir Pseudocreobotra wahlbergii ici.
3. Creobroter sp. “Yunnan”. J’aime beaucoup ce type de petite mante parce qu’il montre qu’une espèce n’a pas besoin d’être gigantesque pour être spectaculaire. Les adultes présentent des motifs très graphiques sur les ailes.
Elle reste petite, donc il faut apprendre à adapter les proies et à surveiller les mues avec attention. Retrouvez Creobroter sp. “Yunnan” sur la boutique.
Ces mantes “florales” attirent énormément parce qu’elles sont photogéniques. Mais si vous débutez, ne choisissez pas uniquement avec les yeux. C’est une règle qui évite beaucoup de déceptions : le meilleur premier animal est celui dont vous pouvez maintenir les paramètres facilement toute l’année.
Feuille sèche, brindille, morceau d’écorce : les championnes du camouflage
4. Phyllocrania paradoxa — la mante fantôme. Elle ressemble à une feuille sèche jusque dans sa façon de se déplacer. Elle avance souvent doucement, avec un balancement qui renforce encore le camouflage.
C’est une espèce que j’apprécie beaucoup à observer. Elle est aussi proposée parmi nos mantes Phyllocrania paradoxa.
5. Deroplatys desiccata — la mante feuille morte. Là, le mimétisme va encore plus loin. Le corps est large, aplati, avec des contours irréguliers qui cassent complètement la silhouette de l’insecte.
Quand elle est posée sur une écorce ou des feuilles sèches, il faut parfois vraiment la chercher. Je la classe plutôt dans les espèces intermédiaires : magnifique, mais pas celle que je donnerais à quelqu’un qui installe son tout premier vivarium. Voir Deroplatys desiccata.
6. Gongylus gongylodes — la mante violoniste. C’est probablement l’une des silhouettes les plus étranges du groupe. Elle est toute en longueur, avec des expansions qui donnent l’impression d’un assemblage de brindilles sèches.
Je la trouve fascinante, mais elle demande une installation et une maintenance plus spécialisées. Ce n’est pas une mante que je conseille pour découvrir l’élevage. Vous pouvez néanmoins consulter la fiche de Gongylus gongylodes.
Dans cette même logique de camouflage, Idolomantis diabolica mérite aussi une place dans la sélection. Sa silhouette et sa posture défensive sont impressionnantes. Elle est très recherchée par les passionnés, mais elle fait partie des espèces pour lesquelles je préfère clairement avoir déjà plusieurs élevages derrière moi avant de me lancer.
Les grandes mantes que j’aime observer au quotidien
7. Hierodula membranacea. Elle est moins extravagante qu’une mante orchidée, mais pour moi c’est justement une de ses forces. Elle est grande, les comportements sont faciles à observer et on comprend très vite comment fonctionne une mante.
Si vous me demandez une espèce pour apprendre, c’est typiquement le genre de profil que je regarde. Retrouvez Hierodula membranacea sur la boutique.
8. Hierodula majuscula. Une autre grande mante, avec une très belle présence en vivarium. Elle est souvent appréciée pour sa taille et ses teintes vertes intenses.
Je la place néanmoins un cran au-dessus d’une espèce vraiment “débutant”. Si elle vous intéresse, vous pouvez voir Hierodula majuscula et ses conditions de maintenance.
9. Mantis religiosa, notre mante religieuse européenne, paraît presque sobre après toutes les espèces précédentes. Et pourtant, c’est elle qui a construit une grande partie de l’imaginaire autour des mantes. Sa posture, sa chasse et sa mobilité de la tête restent passionnantes à observer. Nous avons d’ailleurs consacré un article entier à son histoire et sa symbolique.
10. Sphodromantis lineola. C’est une mante que j’aime beaucoup proposer aux personnes qui veulent une espèce lisible, robuste et intéressante à observer. Elle chasse franchement, elle grandit bien et permet d’apprendre les bases sans partir sur une espèce trop pointue.
Si vous cherchez une première mante, Sphodromantis lineola mérite clairement d’être comparée à Hierodula membranacea.
Si vous devez en choisir une pour commencer
Ne partez pas de la photo la plus impressionnante. Partez de vos conditions réelles : température chez vous, place disponible, facilité à trouver les proies et envie de gérer une espèce plus ou moins sensible.
Pour un premier élevage, je m’oriente généralement vers une mante robuste plutôt que vers une espèce florale exigeante. Prenez le temps de lire notre guide d’élevage des mantes, puis comparez avec les espèces disponibles. Et surtout, préparez le vivarium et les proies avant l’arrivée de l’animal.








