Mâle ou femelle ? Comprendre le dimorphisme sexuel chez les phasmes
Share
“C’est un mâle ou une femelle ?” C’est probablement l’une des questions que l’on me pose le plus souvent sur les phasmes. Et la réponse n’est pas toujours visible au premier coup d’œil.
Le dimorphisme sexuel désigne simplement les différences physiques entre mâles et femelles d’une même espèce. Chez certains phasmes, elles sont spectaculaires. Chez d’autres, il faut attendre plusieurs mues et regarder des détails beaucoup plus fins.
La taille donne un indice, mais pas toujours assez tôt
Chez beaucoup d’espèces, les femelles adultes sont plus grandes et plus massives que les mâles. Les mâles sont souvent plus fins et parfois plus mobiles.
Le problème est qu’un jeune mâle plus âgé peut facilement être plus grand qu’une jeune femelle. Je n’utilise donc jamais uniquement la taille pour sexer des juvéniles.
Extatosoma tiaratum montre très bien ce phénomène. La femelle adulte est large et lourde, alors que le mâle est nettement plus fin et possède de grandes ailes.
Si vous élevez cette espèce, consultez sa fiche et notre guide dédié au phasme scorpion.
Regardez surtout l’extrémité de l’abdomen
Chez de nombreuses espèces, les structures génitales et la forme des derniers segments abdominaux permettent de distinguer les sexes bien avant l’âge adulte.
C’est ici que les photos de référence deviennent vraiment utiles. Je conseille de comparer des individus du même stade plutôt que deux animaux de tailles différentes.
Chez les phasmes feuilles, la forme générale change progressivement
Chez plusieurs Phyllium, les femelles deviennent très larges alors que les mâles gardent une silhouette plus étroite. La forme de l’abdomen et le développement des ailes permettent progressivement de faire la différence.
Phyllium tobeloense est une espèce disponible sur la boutique et constitue un bon exemple de phasme feuille au dimorphisme visible à mesure que les jeunes grandissent.
Attention à la parthénogenèse
Certaines espèces de phasmes peuvent se reproduire sans mâle. On parle de parthénogenèse. Cela ne signifie pas que tous les phasmes fonctionnent ainsi, ni que les mâles n’existent jamais.
Si vous achetez des œufs ou de jeunes individus non sexés, renseignez-vous donc sur le mode de reproduction de l’espèce. Cela vous évitera de chercher désespérément un mâle dans une lignée presque exclusivement femelle.
Mon conseil pour sexer correctement
Ne vous fiez pas à un seul critère. Regardez la taille, la forme de l’abdomen, les ailes, les derniers segments et surtout l’espèce concernée.
Si vous hésitez, prenez une photo nette de profil et du dessous de l’extrémité de l’abdomen, puis comparez-la à une fiche fiable de la même espèce et du même stade.
Vous pouvez retrouver nos phasmes disponibles et leurs fiches d’élevage pour connaître les particularités de chaque espèce.

