Élevage de papillons : de la chenille au papillon
Share
L’élevage de papillons a quelque chose de très différent des autres insectes. Avec un phasme ou une mante, on observe surtout la croissance. Avec un papillon, on assiste à une véritable transformation : chenille, cocon ou chrysalide, puis adulte.
C’est pour cette raison que je le conseille souvent aux familles et aux personnes qui aiment suivre un cycle complet. Mais il y a une règle à connaître avant tout : la réussite de l’élevage dépend d’abord de la nourriture des chenilles.
Avant les papillons, il faut penser comme une chenille
Chaque espèce a ses plantes nourricières. Certaines chenilles sont très tolérantes, d’autres beaucoup plus spécialisées. Avant de recevoir les animaux, je vérifie toujours que la plante adaptée est disponible en quantité suffisante et qu’elle le restera pendant plusieurs semaines.
Je préfère donner des branches fraîches, non traitées, et les renouveler régulièrement plutôt que d’attendre qu’elles soient totalement sèches. Dans un petit élevage, la qualité de la plante fait souvent plus de différence qu’un équipement compliqué.
Philosamia ricini, souvent appelé Bombyx eri, est une espèce que l’on retrouve à L’Insecterie selon les disponibilités. C’est un élevage très intéressant pour observer toutes les étapes de la métamorphose.
Vous pouvez consulter sa fiche d’élevage avant de préparer les plantes et le vivarium.
Le vivarium doit rester propre sans être stérile
Les chenilles mangent énormément à mesure qu’elles grandissent… et produisent donc beaucoup de déjections. Je retire régulièrement les feuilles trop abîmées et les excréments pour garder une bonne circulation d’air.
Je cherche surtout à éviter deux extrêmes : une boîte fermée et humide où tout condense, ou un environnement tellement sec que les plantes fanent en quelques heures.
À chaque changement de branches, je vérifie aussi que les chenilles ne restent pas cachées sur une feuille jetée par erreur. Cela paraît évident, mais c’est probablement l’erreur la plus facile à faire quand elles sont encore petites.
Quand la chenille arrête de manger
Une chenille qui approche de la nymphose change souvent de comportement. Elle mange moins, se déplace davantage ou cherche un endroit précis pour se fixer. C’est le moment où je limite les manipulations.
Selon l’espèce, elle construit un cocon ou forme une chrysalide. À partir de là, la patience reprend le dessus. Je ne déplace pas inutilement les cocons et je m’assure surtout que l’espace sera suffisant au moment de l’émergence.
Antherina suraka est une autre espèce proposée sur la boutique. Elle offre un cycle très visuel et des adultes particulièrement beaux.
Si vous cherchez un élevage un peu différent du Bombyx eri, regardez la fiche d’Antherina suraka et comparez les besoins avant de choisir.
L’émergence : prévoyez de la hauteur
Quand l’adulte sort, ses ailes sont encore molles et froissées. Il doit pouvoir se suspendre pour les déployer correctement. Je garde donc toujours une zone verticale libre autour des cocons ou chrysalides.
Une fois les ailes développées, les besoins dépendent beaucoup de l’espèce. Certains papillons adultes s’alimentent, d’autres très peu ou pas du tout. Là encore, la fiche de l’espèce doit rester votre référence.
Pourquoi j’aime cet élevage pour débuter
Il oblige à observer. On apprend à reconnaître une chenille qui vient de muer, une plante qui ne convient plus, le moment où l’animal prépare sa nymphose, puis l’émergence.
Si vous souhaitez partir avec une installation cohérente, regardez notre kit d’élevage de papillons et notre kit d’élevage de papillons.

